Eh bien, 7ans, il aura fallu attendre 7ans depuis son dernier film, K19 - the Windowmaker, donc c’était avec une certaine ferveur que j’attendais son prochain film, car Kathryn Bigelow fait partie à l’instar de Mimi Leder (le pacificateur) de ces rares réalisatrices qui ont une réalisation qui force en général le respect. C’est vrai quoi, il suffit de voir ses anciens films, que ce soit Point Break, K-19 ou même Strange Days, pour s’apercevoir qu’ils reflètent une maitrise de la caméra et du découpage. Et ce “the Hurt Locker” ne déroge pas à la règle.

Synopsis:
Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l’US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore… explosive.

Au delà du simple film de guerre, ce qu’il n’est pas réellement, c’est avant tout les chroniques d’un petit groupe de militaire, mais cette fois, ce ne sont des snipers ou autre commando, mais une “simple” troupe de démineurs. Et force est de reconnaitre que l’ancienne petite protégée de James Cameron n’a rien perdu de sa fougue car non seulement la mise en scène détonne un max mais en plus de ça, la psychologie des personnages n’est pas mise de côté.
Comme je le disais plus haut, Kathryn Bigelow possède toujours sa mise en scène énergique, mais je dirais qu’elle est passé à un niveau supérieur, ici, on à droit à du ralenti lors d’explosion qui rappelle le passage du champ de mine dans “Behind Enemy line”, à de la shaky-cam (caméra à l’épaule) qui donne un effet live, mais surtout une image avec un grain très DV qui rajoute encore au côté live. Mais au delà de ces “artifices” vidéo, la mise en scène de Bigelow relève du génie, car ici point d’explosion avec des flammes à tout va, ce sont des explosions comme en vrai, avec de la poussière, des ondes de choc, des débris, etc… De plus, arrive à mettre une tension énorme, à crée un malaise palpable lors des séquences de désamorçage ou lors de l’incroyable séquence du sniper.
Au niveau du traitement de l’histoire Bigelow nous offre une galerie de personnage non caricatural, ce qui pour une fois change un peu, Jeremy Renner incarne un Sgt William James complètement incontrôlable, casse cou, border line, que l’on pourrait dire presque de suicidaire des fois. Pour l’accompagner, nous aurons droit à Anthony Mackie (Million Dollar Baby - Eagle eye) et Brian Geraghty (Jarhead), sans oublier des guets de qualité avec David Morse (Paranoiak), Ralph Fiennes (Harry Potter), que j’ai pris sur le coup pour Christopher Eccleston, Evangeline Lilly (Lost) et l’excellent Guy Pearce (The time machine - Memento).
Au final, un retour en grâce de la grande dame du film d’action qui nous offre ici un film bien “bad ass” sur la guerre en irak, sublime dans ses images et “triste” dans ses propos. Maintenant, reste plus qu’à attendre le retour de Mimi Leder…
17.5/20 (simplement parce que j’aurais aimé que l’intro dure un peu plus longtemps)



Moi aussi, j’aime beaucoup Bigelow qui se fait trop rare.
Beaucoup, elle fait que des bons films, mais pas assez souvent, arf…
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